Pour la troisième année consécutive, CinéVerse était à Cannes pour découvrir les films sociaux du Festival de Cannes 2026 qui rythmeront les sorties de l’année
Du 12 au 23 mai 2026 s’est tenu le festival de cinéma le plus médiatisé au monde. Après le visionnage de plus de 30 films, CinéVerse vous partage les films sociaux qui portent une réflexion puissante sur notre société. Cette année, la 79e édition aura tenu toutes ses promesses : une compétition officielle dense, des révélations incontournables en Cannes Première, des ovations qui n’en finissaient pas. Place à notre top 5 des films sociaux du Festival de Cannes 2026 !
1 – Si tu penses bien de Géraldine Nakache : portrait d’une relation toxique (Cannes Première)
Synopsis : « A Dubaï, Gil (Monia Chokri) rencontre Jacques (Niels Schneider). Leur coup de foudre débouche sur un mariage précipité qui révèle vite une fracture profonde : Gil ne partage pas la foi dévorante de son mari. Jacques tente de la soumettre à sa vision du monde avec un mantra aux allures de menace.»

Dans la veine de Jamais Plus (It Ends with Us, Justin Baldoni, 2024) ce drame conjugal haletant présente l’emprise d’un époux sur sa femme, à travers des plans serrés et dynamiques.
L’originalité de Si tu penses bien réside dans la place occupée par la religion, qui devient un instrument de domination conjugal.
2 – Garance de Jeanne Herry : la lutte contre l’alcoolisme (Compétition officielle)
Synopsis : « Garance (Adèle Exarchopoulos) est une jeune actrice alcoolique. Huit ans d’un parcours fait de déménagements, de travail, de rencontres, de fêtes et d’angoisses, de joies et de coups durs… mais aussi une révolution intime, amicale et sexuelle, un chaos aux allures de grande récré où se mêlent autant d’amour que de destruction.»

Une micro-campagne de sensibilisation assumée sur la lutte contre l’alcoolisme, portée par la force de jeu d’Adèle Exarchopoulos.
Des personnages touchants et des dialogues informés, une fenêtre ouverte sur un problème majeur de santé publique.
3 – Gentle monster de Marie Kreutzer : le drame de la pédophilie (Compétition officielle)
Synopsis : « Lucy (Léa Seydoux) et Philip (Laurence Rupp) sont heureux, ils viennent d’emménager avec leur fils dans une maison de campagne près de Munich. Un matin, leur vie bascule lorsque la police se présente à leur domicile pour arrêter Philip et saisir ses ordinateurs. Bouleversée, Lucy cherche la vérité sur son mari. Qui est-il réellement ? Doit-elle l’éloigner de son fils ? »

Léa Seydoux porte les stigmate de la douleur maternelle dans ce drame sur la pédophilie.
Plans rapprochés et fixes, une musique enfantine dérangeante, des décors d’une sobriété clinique : Gentle Monster fait courir le frisson sous la peau.
4 – Le Triangle d’or d’Hélène Rosselet-Ruiz : la condition de la femme saoudienne (Séances spéciales)
Synopsis : « Pour gagner sa vie, Laura (Malou Khebizi) accepte un emploi au service de Souria (Soundos Mosbah). Installée dans un hôtel particulier du triangle d’or par son amant, un riche prince saoudien, Souria vit dans l’attente de ses visites. Tandis que Laura doit s’adapter à cet univers de luxe démesuré et de surveillance constante, un lien fragile se tisse entre les deux femmes. Mais Laura pressent qu’un danger pèse sur Souria et que cette cage dorée pourrait bien se refermer sur elles deux. »

Une amitié naissante tissée entre les murs d’un palais doré.
A travers des plans serrés, et l’image d’une panthère encagée, ce huis-clos du Triangle d’or traduit avec force le sentiment de capacité de Souria, interrogeant la place occupée par une femme saoudienne.
5 – The End of it de Maria Martinez Bayona : le droit de mourrir avec dignitié (Cannes Première)
Synopsis: « Dans un futur proche où le vieillissement peut être guéri et où la mort est désormais facultative, Claire (Rebecca Hall), une ancienne artiste approche de son 250e anniversaire, décide qu’elle en a assez – elle veut mourir. Sa décision provoque des conflits avec son mari, sa fille et son assistant IA. »

Une comédie noire mêlant ode à la vie et réflexions sur notre quête obsessionnelle de l’immortalité.
Dans un décor volcanique aux allures de fin du monde, The End of it est un film crépusculaire explore avec poésie la solitude existentielle d’une société futuriste où mourir est optionnel.
