Pour la troisième année consécutive, CinéVerse était à Cannes pour découvrir les films qui rythmeront les sorties de 2026-2027. Besoin d’un résumé de la quinzaine ? Voici un résumé de nos coups de cœur du Festival de Cannes 2026.
Du 13 au 23 mai 2026 s’est tenu le festival de cinéma le plus médiatisé au monde. Après le visionnage de plus de 30 films, CinéVerse vous partage ceux qui ont fait vibrer notre coeur durant notre séjour cannois. Cette année, la 79e édition aura tenu toutes ses promesses : une Compétition officielle dense, des révélations incontournables en Cannes Première, des ovations qui n’en finissaient pas. Notre équipe a visionné l’essentiel, du Grand Théâtre Lumière au Théâtre Debussy, en passant par les séances de minuit qui nourrissent les réflexions jusqu’au petit matin. Place à nos cinq coups de cœur du Festival de Cannes 2026 !
1 – Paper Tiger de James Gray (en compétition)
Synopsis : « Deux frères (Adam Driver et Miles Teller) poursuivent le rêve américain – mais ils se retrouvent empêtrés dans une sale affaire liée à la mafia russe»

James Gray revient au film noir de ses débuts, adoptant un clair-obscur travaillé, une ambiance rétro-industrielle, et une histoire de famille en duel avec la mafia russe. Un film magistral à l’esthétique millimétrée se résumant à l’ombre d’un fusil sur un mur. Cette réalisation signée James Gray interroge notre rapport à notre humanité. Le film noir met en perspective un monde à double face, entre lumière et obscurité, où l’homme a deux visages : le bien et le mal.
L’esthétique précise, la texture de l’image, confère Paper Tiger au rang des films noirs qu’il ne faut pas manquer dans cette sélection officielle du festival de Cannes ! Gray revient aux origines de sa filmographie, avec la maturité d’un réalisateur qui a tout exploré, et sait désormais ce qu’il cherche.
2 – Vol de nuit pour Los Angeles de John Travolta (Cannes Première)
Synopsis : « En plein âge d’or de l’aviation, Jeff (Clark Shotwell), un jeune garçon passionné d’aéronautique, s’envole aux côtés de sa mère pour un aller sans retour vers Hollywood, en traversant les Etats-Unis. Ce qui n’aurait pu être qu’un simple vol devient le voyage d’une vie. Entre les plats servis à bord, l’attention des hôtesses, des escales inattendues, des voyageurs hauts en couleur et un passage marquant par la première classe, l’aventure réserve des moments aussi magiques que surprenants, marquant le destin du jeune garçon à tout jamais. »

John Travolta signe une première réalisation pétillante et colorée, portée par une esthétique vintage vibrante, et le brillant jeu d’actrice de sa fille Ella. Travolta réussit sa mission : mettre en bouteille sa passion pour l’aviation et la révéler à travers l’enchantement de l’enfance.
On retrouve dans le regard enfantin du narrateur quelque chose de juste, une façon de vivre son premier vol comme un premier amour. Cette réalisation est plus qu’une boîte à souvenirs de son enfance, c’est surtout un hommage spirituel à son fils Jett.
3 – Si tu penses bien de Géraldine Nakache (Cannes Première)
Synopsis : « A Dubaï, Gil (Monia Chokri) rencontre Jacques (Niels Schneider). Leur coup de foudre débouche sur un mariage précipité qui révèle vite une fracture profonde : Gil ne partage pas la foi dévorante de son mari. Jacques tente de la soumettre à sa vision du monde avec un mantra aux allures de menace.»

Dans la veine de Jamais Plus (It Ends with Us, Justin Baldoni, 2024) ce drame conjugal haletant présente l’emprise d’un époux sur sa femme, à travers des plans serrés et dynamiques.
L’originalité de Si tu penses bien réside dans la place occupée par la religion, qui devient un instrument de domination conjugal.
4 – La Vénus électrique de Pierre Salvatori (Hors compétition)
Synopsis : « Paris, 1928. Antoine Balestro (Pio Marmaï), jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand (Gilles Lellouche), son galeriste. Un soir d’ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne (Anaïs Demoustier), une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l’inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule…»

Présenté hors compétition, La Vénus électrique est une parenthèse enchantée s’inscrivant dans un décor forain coloré.
Le film joue sur une structure enchâssée, superposant deux timelines façon the Words, dans le décor forain de Stardust. On apprécie le souffle poétique traversant le film et la vivacité des dialogues qui arrachent des sourires !
5 – The End of it de Maria Martinez Bayona (Cannes Première)
Synopsis: « Dans un futur proche où le vieillissement peut être guéri et où la mort est désormais facultative, Claire (Rebecca Hall), une ancienne artiste approche de son 250e anniversaire, décide qu’elle en a assez – elle veut mourir. Sa décision provoque des conflits avec son mari, sa fille et son assistant IA. »

Une comédie noire mêlant ode à la vie et réflexions sur notre quête obsessionnelle de l’immortalité.
Dans un décor volcanique aux allures de fin du monde, ce film crépusculaire explore avec poésie la solitude existentielle d’une société futuriste où mourir est optionnel.
