Après Le Chat Potté 2 : La Dernière Quête sorti en 2022, les réalisateurs Joël Crawford et Januel P. Mercado reviennent avec L’Île des souvenirs, une nouvelle aventure fantastique qui mise sur l’amitié, l’émotion et une animation tout aussi inventive que son prédécesseur.
Avec son univers coloré et ses personnages attachants, ce nouveau film DreamWorks nous réserve quelques surprises. Voici 5 bonnes raisons de lui donner sa chance au cinéma !
« Jo et Raissa, deux meilleures amies depuis l’école primaire qui viennent d’obtenir leur baccalauréat, se retrouvent mystérieusement sur une île dangereuse appelée l’île des souvenirs. Plus elles y restent, plus elles risquent d’oublier leur passé et leur amitié. Elles doivent tout faire pour trouver un moyen de rentrer chez elles. »
1. Je serai (ta meilleure amie)
Au-delà de son aventure fantastique plutôt classique, L’Île des souvenirs aborde une thématique universelle : la peur de perdre les personnes qui comptent pour nous et les souvenirs qui nous relient à elles.
Difficile de ne pas repenser à notre propre adolescence, à l’époque où les bracelets d’amitié et les déclarations avaient une place toute particulière dans nos relations. Tous ces souvenirs que l’on espère voir durer malgré le temps qui passe.
Le film parvient à rendre cette idée accessible pour petits et grands en proposant des moments touchants. On s’attache aux personnages et à leur relation, donnant finalement davantage de poids aux épreuves qu’ils traversent. Ceci est particulièrement vrai dans le climax du long-métrage, rempli d’émotions et de sincérité.
2. DreamWorks the Spider-Verse
C’est sans doute l’un des plus grands atouts de L’Île des souvenirs : son animation ! Difficile de ne pas penser ici à Spider-Man : New Génération (2018) qui a marqué un tournant dans l’animation grand public en bousculant les codes visuels esthétique.
Dans la lignée de ces films tels que Le Chat Potté 2 (2022), Ninja Turtles : Teenage Years (2023) ou encore Across the Spider-Verse (2023), qui ont contribué à populariser des styles plus pop et plus libres, l’Île des souvenirs multiplie les approches visuelles. Entre des passages aux allures d’aquarelle, des inspirations manga/comics et d’autres propositions graphiques, le long-métrage joue avec les codes de l’animation pour construire son propre univers.
En tant que spectateur, impossible de s’ennuyer ! On ne sait jamais quel style d’animation va surgir à l’écran, et on se laisse constamment surprendre par la créativité du film et l’audace de ses choix visuels. Pour les amateurs d’animation, c’est une invitation à découvrir un film qui ose mélanger les influences et qui mérite, le détour sur grand écran.

3. Des créatures originales : un univers à part entier
Le long-métrage ne serait pas le même sans les nombreuses créatures présentes sur l’ile de Nakali. Inspirées notamment du folklore philippin, elles donnent au film une identité particulière.
Certaines sont attachantes, d’autres franchement improbables en apportant une bonne dose d’humour et de situations amusantes dans l’aventure. Au programme : un homme sirène ou encore un homme-chien (oui rien que ça !)
Avec ses créatures improbables, le long-métrage évoque parfois l’imaginaire du studio Ghibli. On retrouve le plaisir de plonger dans un monde où l’on ne sait jamais vraiment quelle créature nous attend.

4. Une antagoniste marquante
Depuis plusieurs années, les films d’animations semblent parfois délaisser les grands méchants. À l’image de Vaiana en 2016, où le conflit repose davantage sur une compréhension de l’autre et de la nature que sur un antagoniste traditionnel. Si cette évolution permet de renouveler les récits, elle laisse parfois moins de place à ces figures charismatiques que l’on adore détester et dont on se souvient longtemps après le générique.
Avec L’Île des souvenirs, Dreamworks renoue avec la place de l’antagoniste qui ici ne passe clairement pas inaperçue. La Manananggal impressionne par son design inquiétant, son pouvoir, son apparence originale ainsi que ses dents particulièrement effrayantes. Sa présence apporte une véritable tension et contraste avec l’univers coloré du film. Deviendra t-elle aussi iconique que récemment le Loup du Chat Potté 2 ? Seul le temps nous le dira.
Sans forcément atteindre le même statut iconique, cette antagoniste possède une identité visuelle forte et une présence qui la rend mémorable.

5. Un DreamWorks qui ne mérite pas de passer inaperçu
À l’heure où les suites occupent une place toujours plus importante dans le paysage de l’animation, avec Kung Fu Panda 4, ou encore Shrek 5 et La Reine des Neiges 3 à venir, il est agréable de découvrir une histoire inédite comme L’Île des souvenirs. Ce nouveau long-métrage a le mérite de proposer un univers original, coloré et rempli de bons sentiments.
Mais ce qui fait surtout sa force, c’est sa capacité à rester en tête après la séance. Là où les derniers Dreamworks comme Ruby l’ado Kraken ou La Nuit d’Orion ont laissé un souvenir moins durable. L’Île des souvenirs continue de nous revenir en tête plusieurs semaines après l’avoir découvert. Malgré quelques longueurs, le film laisse une empreinte et ne s’oublie pas une fois le générique terminé.
Alors, est-il au niveau du Robot sauvage, qui reste un ovni parmi les dernières productions Dreamworks ? La réponse est non. Mais cela n’empêche pas d’avoir de belles qualités et de mériter sa place sur grand écran.
À l’heure où les suites semblent avoir la cote, cette proposition mérite qu’on lui donne sa chance. L’Île des souvenirs vaut notamment le détour par son univers visuel, son antagoniste et cette aventure mêlant humour et émotion à travers des messages universels sur l’amitié. Alors plutôt que de passer a côté, pourquoi ne pas lui laisser l’occasion de vous surprendre ? Il a bien plus à offrir qu’on pourrait le croire !
