Festival de Cannes 2026 : Notre top 5 des films les plus attendus !

Pour cette 79e édition du Festival de Cannes, on vous fait notre propre sélection (presque) officielle

C’est l’heure de ce rendez-vous incontournable, sous les palmiers de la Croisette, auquel CinéVerse participe pour la troisième année consécutive. Cannes s’ouvre cette année avec une déclaration d’intention : le cinéma résistera à l’intelligence artificielle et l’humain restera au cœur du 7e art.

Au programme, une diversité de voix, de nouveaux talents, mais aussi de grands noms annoncés : Peter Jackson, Barbra Streisand, John Travolta, Cate Blanchett, Tilda Swinton… et des symboles. Cannes a choisi de mettre à l’honneur une film iconique et féministe : le road-movie Thelma et Louise.

Alors que le festival célèbre à la fois son héritage et ses nouvelles voix, voici notre top 5 des films à ne pas manquer au Festival de Cannes 2026.


1. Sheep in the box de Hirokazy Kore-eda (En compétition)

Synopsis : Dans un futur proche, Otone (Ayase Haruka) et son mari Kensuke (Daigo Yamamoto), qui ont perdue leur enfant, se voient proposer un robot humanoïde totalement identique à leurs fils. 

©Allociné

On aurait pu croire le thème du clonage épuisé, avec les classiques The Island ou Bienvenue à Gattaca, mais celui-ci n’a pas pris une ride. Alors, qu’est ce qui distingue ce film ? Le style de Kore-eda séduit par son minimaliste presque clinique, son approche quasi documentaire, son portrait réfléchi des dynamiques familiales et ses réflexions sur les grandes mutations sociétales.

Il met en lumière les sujets qui le traverse : la filiation, la responsabilité parentale, la culpabilité, le deuil. Son approche cinématographique est une fenêtre sur l’intime, par l’observation aiguisée du quotidien.


2. Les Éléphants dans la brume d’Abinash Bikram Shah (Un certain regard) 

Synopsis : Dans un village népalais niché au coeur d’une forêt peuplée d’éléphants sauvages vit une communauté kinnar aussi vénérée que crainte pour ses pouvoirs de bénédiction et de malédiction. Pirati (Pushpa Thing Lama), l’une des mères de la communauté, rêve de s’échapper avec l’homme qu’elle aime. Mais lorsqu’une de ses filles disparaît, elle doit mener l’enquête et choisir entre son désir de liberté et ses responsabilités envers sa communauté.

©Allociné
Un titre qui capte d’emblée l’attention, poétique, presque onirique. On attend avec impatience cette plongée sensorielle dans la brume de l’Himalaya, dont les premières images laissent déjà entrevoir toute la singularité du regard du réalisateur népalais : réaliste et contemplatif. Ses films sont d’ordinaire une fenêtre sur la vie quotidienne, à la manière de ceux de Kore-eda, avec un minimaliste des plans et de l’esthétique. Son cinéma de l’observation aborde les inégalités sociales et les transformations d’une société népalaise prise entre traditions et modernité.

3 – Roma Elastica de Bertrand Mandico (Projection de minuit)

Un titre qui capte d’emblée l’attention, poétique, presque onirique. On attend avec impatience cette plongée sensorielle dans la brume de l’Himalaya, dont les premières images laissent déjà entrevoir toute la singularité du regard du réalisateur népalais : réaliste et contemplatif.

Les films d’Abinash Bikram Shah sont d’ordinaire une fenêtre sur la vie quotidienne, à la manière de ceux de Kore-eda, avec un minimaliste des plans et de l’esthétique. Son cinéma de l’observation aborde les inégalités sociales et les transformations d’une société népalaise prise entre tradition et modernité.


3. Roma Elastica de Bertrand Mandico (Avant-première mondiale)

Synopsis : Marion Cotillard incarne une star de cinéma à bout de souffle épaulée par sa fidèle maquilleuse campée par Noémie Merlant devant la caméra de Bertrand Mandico pour un hommage ébouriffant au Cinecitta des années 80.

©Allociné

Un brin de folie flotte dans l’air ! Impossible de passer à côté de ce film avec en tête d’affiche la talentueuse Marion Cotillard. En une photo, on reconnait la signature baroque de Bertrand Mandico, et son cinéma de l’excès, presque pictural, avec une attention obsessionnelle donnée au détail.

Son cinéma, connu pour être sensoriel, saturé de couleurs et de matières, convoque le souvenir des films italiens tournés aux grandes heures de la Cinecittà, le célèbre studio romain des années 1930. Le cinéma italien de cette époque, c’est avant tout une grande théâtralité, un goût pour l’artifice bien pensé, et une puissance visuelle à l’écran.


4. Vol de Nuit pour Los Angeles de John Travolta (Projection de minuit)

Synopsis : En plein âge d’or de l’aviation, Jeff (Clark Shotwell) un jeune garçon passionné d’aéronautique, s’envole aux côtés de sa mère (Kelly Eviston-Quinnett) pour un aller sans retour vers Hollywood, en traversant les Etats-Unis. Ce qui n’aurait pu être qu’un simple vol devient le voyage d’une vie. Entre les plats servis à bord, l’attention des hôtesses, des escales inattendues, des voyageurs hauts en couleur et un passage marquant par la première classe, l’aventure réserve des moments aussi magiques que surprenants, marquant le destin du jeune garçon à tout jamais.  

©Allociné

Prenez confortablement place à bord d’un vol pour Los Angeles, bouclez vos ceintures, Travolta vous partage sa passion la plus absolue : l’aviation. Oui, l‘acteur de Pulp Fiction est aviateur chevronné et a obtenu sa première licence à 22 ans. Il fut même le premier pilote privé à prendre les commandes d’un Airbus A380 ! Il pose cette année ses valises sur la Croisette avec son tout premier long-métrage.

Tiré de son propre roman, le film est une ode à sa passion qui l’anime depuis qu’il est enfant et à ses premières expériences de vol.  Il ne s’agit pas là d’un livret technique, mais de ce que signifie une expérience de vol réussie, depuis le personnel de bord jusqu’aux rencontres inattendues en haute altitude.


5 –  Garance de Jeanne Herry (En compétition)

Synopsis : Garance (Adèle Exarchopoulos) est une jeune actrice alcoolique. Huit ans d’un parcours fait de déménagements, de travail, de rencontres, de fêtes et d’angoisses, de joies et de coups durs… Mais aussi une révolution intime, amicale et sexuelle, un chaos aux allures de grande récré où se mêlent autant d’amour que de destruction.

©Allociné
Le cinéma de Jeanne Herry est reconnaissable pour son choix des sujets sur les parcours de vie, la maternité, la filiation et la reconstruction. Depuis Pupille, elle explore essentiellement la reconstruction d’une vie au parcours semé d’embûches.
On observera avec joie sa mise en lumière de l’actrice de la Vie d’Adèle et de l’Amour Ouf, Adèle Exarchopoulos, qui a certainement puisé dans un jeu puissant pour communiquer à l’écran les dilemmes qui nous traversent et font notre humanité.

Laisser un commentaire