PIFFF 2025 : Nos coups de coeur

PIFFF 2025 Paris Festival

Du 10 au 16 décembre dernier, comme à chaque fin d’année, le Max Linder Panorama accueillait le Paris International Fantastic Film Festival. Ce PIFFF 2025 a permis aux fans de genre et d’horreur de découvrir quelques pépites dans l’une des plus belles salles de Paris.

Avant-premières, patrimoines, curiosités… nous avons eu la chance de participer au PIFFF 2025, et voici la sélection de nos plus belles découvertes de cette édition.


KISSED, de Lynne Stopkewitch

« Une jeune employée (Molly Parker) de salon funéraire qui s’adonne à des actes de nécrophilie s’éprend d’un étudiant en médecine. »

Devant un corps inanimé, le personnage principal se laisse aller à ses fantasmes morbides, le tout baigné dans une lumière presque christique
©IMDb

Œuvre pleine de charmes et de questions portée par un duo de têtes et une photographie somptueuse.

Le film peut se vanter d’éviter les écueils moraux habituels pour se concentrer sur sa délicate cruauté, bref : une pépite !


MARAMA, de Toa Stappard

« Dans les landes désolées du Yorkshire du Nord en 1859 à l’époque de l’Angleterre Victorienne, Mary Stevens, une femme Maorie en quête de vérité sur ses origines, rejoint le manoir Hawkser. Dans les couloirs lugubres apparaissent d’ancestrales visions et révèlent peu à peu un mystère terrifiant. »

Parée d'une somptueuse robe de velours rouge, la personnage principale avant, cours, dans une frénésie qui lui semble intimée par un éléments extérieur.
©IMDb

Riche grâce son univers visuel et l’interprétation viscérale de son actrice principale, Mārama s’empare avec brio du gothique et du revenge pour livre un film anti-colonial brutal. A travers la quête d’identité d’une femme maorie, c’est l’horreur d’une société qui méprise et fétichise tout un peuple.

Même s’il n’échappe aux travers propres à un premier film, on en ressort ému, groggy et admiratif.


MURTOS DE RISA, de Alex de la Iglesia

« Nino et Bruno, acteurs comiques, sont au sommet de leur popularité. Seul problème : ils se détestent profondément et vont jusqu’à s’entretuer… »

Muni d'une main gigantesque, l'un de nos personnages principaux recherche à remplacer son comparse de toujours, dans une passion et une folie inquiétantes.
©IMDb
Sur-stimulant, drôle et imprévisible, le film souffre des tares de son époque, qui sont vite noyées dans un flot d’idées loufoques et ambitieuses.
Des interprètes au cordeau, des couleurs bienvenues et une mise en scène superbe pour ce bijou culte et méconnu.

THE HOLY BOY, de Paolo Strippoli

« Un professeur d’éducation physique s’installe pour son travail dans un paisible village de montagne. Il découvre bientôt que la tranquillité apparente du lieu cache un secret inquiétant qui menace de bouleverser sa vie et celle des habitants. »

Le personnage principal fixe, en dehors de l'écran, une force qu'on ne voit, qu'on ne comprend pas.
©IMDb

Mélancolie et foi sont les ingrédients de ce conte où une communauté tente de se soustraire à la douleur du deuil.

Un horizon factice porté par des personnages ambigus, et où la poésie du fantastique vire à l’horreur avec violence.


VAMPIRE HUNTER D : BLOODLUST, de Yoshiaki Kawajiri

« Dans un monde en déchéance, les vampires, anciens maitres régnants, sont désormais les proies de chasseurs. »

D se présente sous un soleil de plomb, écrasé par son matériel, blanc comme un linge, silencieux, calme.
©IMDb

Monument du médiéval-fantastique et de l’animation japonaise, Vampire Hunter D prends place dans un univers unique, baroque et gothique. Le film cool par excellence à l’animation magistrale, toujours génial à (re)voir !

Comme chaque année, le PIFFF surprend. Par sa programmation, il mélange chefs-d’œuvre reconnus et pépites clivantes, le tout sans hiérarchiser ni les moyens ni les genres. Une expérience bienvenue dans le paysage du cinéma de genre, et surtout réussie.

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