Impossible que vous ayez manqué l’information, le mois de février annonce les températures les plus extrêmes en France. Rangez vos blousons, Heated Rivalry arrive le 6 février sur HBO Max.
Ils sont déjà sur toutes les lèvres. De l’ombre à la carbonisation, Hudson Williams et Connor Storrie dévastent tout sur leur passage. Avec Heated Rivalry, leur destinée semble toute tracée, accompagnée de communautés de fans se comptant déjà par millions. Si vous ne savez pas encore si vous devez vous lancer dans cette série événement, voici 5 bonnes raisons de vous laisser tenter !
« Deux stars du hockey, Shane Hoolander (Hudson Williams) et Iliya Rozanov (Connor Storrie) vivent une romance secrète qui dure plusieurs années, alors qu’ils poursuivent la gloire et se débattent avec l’amour. »

1. Faire tourner les platines à glace
Non, non, ce n’est pas le thermostat qui dysfonctionne, c’est l’effet Heated Rivalry. Alors que le beat accélère, nos regards se figent sur les corps qui s’entrechoquent sur la piste. Déjà omniprésente dans le Challengers de Luca Guadagnino, la musique électro nous prépare à l’uppercut à venir.
Mais à l’instar du réalisateur italien, la série aborde également le magnétisme des corps avec sensualité. Sans tomber dans un imaginaire vulgaire, la musique est aussi le moteur d’une catharsis après les matchs. Sur un rythme plus calme, elle accompagne la rencontre des premiers frissons. Après le coup de foudre vient la tendresse, nous laissant pauvre spectateur.ices désarmé.es.
2. Un amant secret
À travers l’écho des bruits, résonne un peu de silence. Cet espace suspendu nous permet de créer un lien des plus intimes avec les deux amants. Aux premières loges de leur amour, Jacob Tierney capture au plus près l’intensité de chaque regard, de chaque ride qui osera traduire un émoi. Qui tombera alors amoureux le premier ? Les paris sont lancés et la confiance est toute donnée aux spectateur.ices, maîtres de leurs propres jeux.
Il n’est plus alors question de quitter la partie. Arbitre de chaque action, comme critique de cinéma, nous devenons de vrais Sherlock Holmes. Notre attachement en devient tel qu’une fois la série terminée, nous n’avons qu’une seule envie : la relancer.
3. Un rythme sans temps mort
Entre Pluribus, A Knight of the Seven Kingdom ou encore La chronique des Bridgerton, Heated Rivalry s’immisce dans un paysage déjà très saturé. L’offre sérielle est chargée en ce début d’année, lançant une course contre la montre pour les fans. Avec le rythme effréné de ses 6 épisodes de 40 minutes, la série se faufile alors à la perfection.
En effet, le réalisateur n’est pas timide en ce qui concerne les ellipses. Si nous tendons à nous habituer à des séries à long suspens, aux intrigues étendues, ici : pas de temps mort. Jacob Tierney fait confiance à son audience et lui offre un vrai récit du chat et de la souris s’étendant sur plus de 8 années. La distance et le temps, tout comme la rivalité qui les sépare, ne sont qu’un détail lorsqu’il s’agit de l’amour qui lie Ilya et Shane.

4. « Hit me hard and soft »
Derrière l’excellence de la performance des joueurs se dessine une virilité fragilisée et l’emprise de la solitude. À l’ombre des feux des projecteurs, deux corps semblent se trouver et se reconnaitre. Dans un climat encore très anxiogène (notamment aux USA), les représentations positives des communautés LGBTQIA+ sont une vraie bouffée d’air. Constater que Heated Rivalry trouve déjà une résonance si universelle, dans la lignée de Heartstopper, est source de réconfort.
Plus proche de Fellow Travelers, la série se veut mature et ambigu. Cependant, elle n’impose aucunement des rapports de domination à ses personnages. Tous deux évoluent indépendamment, tout en étant intimement liés l’un à l’autre. Pas de crise, de menace, d’emprise. Une remarque dont on semblerait presque se surprendre au vu des représentations des relations de pouvoir dépeintes sur grand écran ces dernières années.
5. Des jeux interdits
Alors peut-être qu’on en fait trop, peut-être que le succès de la série dépasse son ambition artistique. Mais faisons abstraction de cela et profitons d’observer des représentations percutées être mises en lumière. Certes, les deux comédiens connaissent une médiatisation majeure, dépassant en quelques semaines les millions d’abonnés sur les réseaux sociaux. Mais ce revers de la médaille a d’autant plus de sens avec l’oppression que leurs personnages subissent dans la série.
La communauté qui s’est créée autour d’eux ouvre le dialogue sur l’Amour avec un grand A, pour tou.tes. La mixité culturelle et ethnique est également au cœur de Heated Rivalry. Ilya Rozanov incarne avec délicatesse les tumultes créés par le déracinement forcé. Le monologue en russe porté par le personnage dans l’épisode 5 traduit un profond mal-être et balaye les dernières barricades qui pouvaient se trouver entre le monde et lui.
La série Heated Rivalry est disponible dès le 6 février sur HBO Max.
