À l’est d’Éden : 5 raisons de regarder la nouvelle série événement de Netflix

Adapter un classique de la littérature n’est jamais une mince affaire. Et lorsqu’il s’agit de À l’est d’Eden, le roman culte de John Steinbeck, le défi est encore plus grand.

Après une première adaptation au cinéma en 1955, l’oeuvre revient aujourd’hui sous la forme d’une série Netflix en sept épisodes, créée par Zoe Kazan, petite fille de Elia Kazan, le réalisateur du premier film et portée par Florence Pugh dans le rôle de l’incontournable Cathy Ames. Voici cinq raisons de découvrir À l’est d’Éden.

« Dans la vallée de Salinas, en Californie. L’histoire sur plusieurs générations de la famille Trask, en portant un regard neuf sur son inoubliable anti-héroïne, Cathy Ames. »

© Netflix

1. Florence Pugh, une actrice qui crève l’écran

Si le nom de Florence Pugh est aujourd’hui bien connu du grand public, ce n’est pas pour rien. Révélée dans Midsommar d’Ari Aster, puis vue dans Les Filles du Docteur March, Black Widow, Don’t Worry Darling ou encore récemment dans Dune de Denis Villeneuve, l’article britannique s’est rapidement imposée comme l’un des visages incontournables de sa génération.

Dans À l’est d’Eden, elle s’attaque cette fois à un personnage complexe avec Cathy Ames. Une femme difficile à cerner, dont les intentions et les divers facettes intriguent dès le premier épisode. L’actrice interprète un personnage capable de changer de comportement, d’attitude et de personnalité en fonction des personnes qui l’entourent. Cathy observe énormément les autres et semble toujours avoir plusieurs coups d’avance.

La série cherche à comprendre cette femme et à lui donner une véritable profondeur. Cathy peut être à la fois dérangeante, imprévisible, même fascinante… et c’est précisément cette contradiction qui donne envie de continuer.

Le choix de l’actrice n’est d’ailleurs pas anodin. Zoe Kazan la co-showrunneuse, scénariste et productrice exécutive de la série explique que Florence Pugh était la seule actrice qu’elle avait en tête lorsqu’elle a commencé à imaginer son adaptation. Florence Pugh trouve donc avec Cathy un nouveau terrain de jeu particulièrement riche. Et à chacune de ses apparitions, elle crève l’écran et on a envie de découvrir jusqu’où va t-elle emmener cette antihéroïne ?

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2. Une grande saga familiale sur la transmission

À l’est D’Eden raconte avant tout l’histoire d’une famille. La série retrace la saga des Trask sur plusieurs générations : d’abord le duo Charles et Adam puis Caleb et Aaron, avec au milieu une seule et même femme : Cathy Ames.

La série va s’intéresser notamment aux histoires familiales et comment elles peuvent se transmettre d’une génération à l’autre, et comment un acte du passé peut avoir d’énormes répercussions pour la génération suivante.

La principale question suite au roman de John Steinbeck est de se demander si nous sommes condamnés à reproduire ce que nous avons hérité du passé ? Ou peut-on au contraire décider de faire les choses différemment ? Une réflexion qui traverse l’intégralité de l’œuvre à travers les relations entre parents et enfants.

Derrière cette grande fresque se cache finalement des questions universelles autour de l’héritage, les liens familiaux et la possibilité de changer son destin.

3. Une véritable plongée dans l’Amérique de la fin du XIXe siècle.

Impossible de parler d’À l’est d’Eden sans évoquer son ambiance. La série nous plonge dans l’Amérique de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, et cette reconstitution historique participe au charme de l’oeuvre. Décors, costumes, paysages ainsi que les différentes ambiances, tout donne véritablement l’impression de remonter le temps.

La réalisation joue beaucoup sur cette ambiance. Les sept épisodes que composent cette mini série sont partagés entre Garth Davis qui réalise les quatre premiers, et Laure de Clermont-Tonnerre, une réalisatrice française à qui l’on doit les trois derniers.

© Netflix

4. Une série complémentaire au film de 1955

Pour comprendre l’intérêt de cette nouvelle adaptation, il faut revenir au film d’Elia Kazan sorti en 1955. Avec James Dean dans le rôle de Cal (ici interprété par Joseph Zada que l’on retrouvera dans le rôle de Haymitch dans Hunger Games : Leveil de soleil sur la moisson), le long-métrage ne raconte en réalité que la quatrième et dernière partie du roman de Steinbeck. Il se concentre sur une période précise de l’histoire des Trask, alors qu’on le sait, le livre embrasse une histoire familiale beaucoup plus vaste.

C’est justement ce qui rend la série Netflix aussi intéressante. Avec ses sept épisodes, elle dispose de beaucoup plus de temps pour revenir aux origines de cette famille et développer des personnages qui avaient moins de place dans le long-métrage. Cathy Ames devient notamment l’un des personnages centraux de cette nouvelle adaptation, là où le film de 1955 était principalement construit autour de Cal et de sa relation avec son père.

Finalement, il ne faut pas voir la série comme un simple remake du film avec James Dean, mais davantage la considérer comme une nouvelle porte d’entrée dans le livre de Steinbeck, permettant d’explorer une histoire bien plus vaste.

5. Des personnages qu’on a envie de suivre 

Ce qui fonctionne aussi dans la série, c’est le temps que la série prend pour installer ses personnages. Avec des épisodes d’environ une heure, le premier peut paraître un peu long à démarrer, puisqu’il prend le temps d’introduire son histoire, ses personnages et ses enjeux. Mais une fois Cathy introduite, la dynamique change et la série devient rapidement beaucoup plus prenante.

On apprend au fil de la série à connaitre cette famille et ses différentes personnalités. Certains personnages sont immédiatement attachants, d’autres plus énigmatiques et donc plus difficiles à cerner, et c’est justement ce qui donne envie de continuer.

Et avec sa distribution menée par Florence Pugh, Christopher Abbott, Mike Faist ou encore Hoon Lee, À l’est d’Eden compte sur un casting 5 étoiles qui fonctionne particulièrement bien dans cette histoire familiale.

Avec son casting, son ambiance et cette nouvelle façon d’aborder le roman de Steinbeck,  À l’est d’Eden réussit à proposer bien plus qu’une simple nouvelle adaptation.

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