5 réalisateurs qui fêtent leurs retrouvailles avec Cannes

Ce mardi, le tapis du 72ème Festival de Cannes sera foulé pour la première fois. C’est parti pour 11 jours où le monde du cinéma n’a qu’un seul lieu en tête : la Croisette. L’événement de cette édition 2019 est le retour de plusieurs grands réalisateurs qui ont marqués le Festival il y a quelques années dans la Sélection Officielle. Quentin, Terrence, Pedro, Xavier et Abdellatif : 5 grand cinéastes, 5 amoureux de Cannes mais surtout, 5 retours…

 

Quentin Tarantino

Président du jury en 2009, le réalisateur américain n’est plus revenu sur la Croisette depuis. Son « Vive le cinéma ! » est encore imprégné dans les murs du Palais qui attend son retour depuis 10 ans. Un simple come-back n’est donc pas dans le style de Tarantino. Le père de Kill Bill revient à Cannes 25 ans après Pulp Fiction avec, à nouveau, un casting aux étoiles incalculables. Brad Pitt, Leonardo DiCaprio, Margot Robbie ou encore Al Pacino sont plongés dans les années 70 dans Once Upon a Time… in Hollywood. L’attente autour du film est d’ores et déjà plus que palpable, d’autant plus que le long-métrage a mis du temps à être intégré à la Sélection Officielle pour des raisons de montage qui aurait traîné en longueur. On est donc pressé d’avoir les yeux écarquillés devant le prochain générique « Written and directed by Quentin Tarantino ».

Terrence Malick

Un style unique, un mystère entier. Terrence Malick revient (on espère physiquement) à Cannes 8 ans après The Tree of Life, Palme d’Or 2011. Depuis 2017 et sa dernière apparition publique, le réalisateur est resté dans l’ombre afin de préparer un retour à l’image de sa carrière : mystérieuse. Comme un symbole, Terrence Malick est de retour avec un long-métrage sur la Seconde Guerre Mondiale, qui nous renvoie bien évidemment à La Ligne Rouge sorti il y a 20 ans. Une vie cachée est un biopic guerrier sur un homme, Franz Jägerstätter, objecteur de conscience sous le règne du Troisième Reich qui sera emprisonné en Autriche et en Allemagne. À 75 ans, Malick signe son 10ème film, le 3ème présenté au jury cannois.

Pedro Almodóvar

Serait-ce enfin l’année Almodovar pour cette 72ème cérémonie ? On l’espère vraiment. Un retour qui n’est pas anodin car le réalisateur débarque sur la Croisette avec un film autobiographique assumé mais pas entièrement dans sa valise. Douleur et gloire, deux mots pour résumer sa carrière, les bons comme les mauvais moments. Au vu de la bande-annonce, le film traiterait des déboires du réalisateur dont la ressemblance physique est présente mais l’identité est, quant à elle, modifiée (Antonio Banderas est Salvador Mallo, le personnage central). Toujours à la recherche de sa première Palme cannoise, le réalisateur espagnol a tout de même confié au Journal du Dimanche qu’on « pouvait faire du cinéma sans avoir la Palme d’or à Cannes. » Il n’est pas tant frustré que ça Pedro…

Xavier Dolan

L’enfant de Cannes est lui aussi de retour cette année. À 30 ans, le cinéaste canadien en est à 5 distinctions au Festival pour 8 longs-métrages réalisés. Un sacré ratio. Prix du jury, Grand Prix, Prix de la jeunesse: la vitrine des trophées de Xavier Dolan est composée des plus grandes récompenses cannoises. Une Palme d’or accompagnerait parfaitement cette collection. Après le triste échec de Ma Vie avec John F. Donovan en France, il est de retour sans plus attendre avec Matthias et Maxime. Comme dans la plupart de ses films personnels, le réalisateur nord-atlantique campe l’un des rôles principaux. En plein tournage, sans vraiment le penser ni être attirés par les hommes, les deux amis Matthias et Maxime tombent amoureux l’un de l’autre. Le thème de l’homosexualité qui lui est si cher a su séduire à nouveau le jury de professionnels pour se retrouver dans la Sélection Officielle 2019.

Abdellatif Kechiche

Critiqué, censuré, bafoué : Abdellatif Kechiche en a connus des soucis depuis sa Palme d’or pour La vie d’Adèle : Chapitre 1 & 2 en 2013. Après cette consécration s’ensuivent 5 ans de silence radio. 5 ans où les polémiques par rapport aux conditions de travail jugées comme du « harcèlement moral » éclataient, 5 ans où les procès s’enchainaient. Mais depuis l’année dernière, le réalisateur franco-tunisien est bel et bien de retour avec une nouvelle histoire en deux chapitres nommée Mektoub my love. Une nouvelle fois, un long-métrage d’Abdellatif Kechiche a divisé l’opinion publique mais surtout cinématographique. Annoncé avec une durée de quatre heures, Mektoub my love : intermezzo (que certains voient déjà comme Mektoub my love : interminable) bouclera la boucle débutée sur les plages de Sète en mars 2018. 

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