Lost Holiday : un vide amusant

Lost Holiday est un film que l’on peut apprécier comme on peut détester, mais il est loin de laisser indifférent.

Le Champs-Elysées Film Festival propose une compétition française et américaine. Lost Holiday de Michael Kerry Matthews et Thomas Matthews est un film indépendant américain. Margaret et Henry rentrent à Washington DC pour célébrer les fêtes de fin d’année. Lorsqu’ils sont témoins de la disparition d’une jeune femme, ils décident d’enquêter…

Il y a dans ce film beaucoup de choses qui rappellent le cinéma des Frères Coen, mais la mise en scène se rapproche plutôt de Cassavetes. Même si les inspirations semblent grandioses, le film est loin de ressembler à ses ambitions. Dès son introduction, le chaos s’installe et les personnages sont dès le début des caricatures grotesques, ne possèdent aucune continuité, et représentent le white-privilege poussé à l’extrême. Même si le ton est détaché et ne semble qu’être une comédie décalée, Lost Holiday parvient à livrer des messages par rapport à cet âge mythique à partir duquel on a l’impression d’être en retard. Les personnages font beaucoup la fête, et on ressent qu’ils ont atteint cet âge où ils sont en retard sur différents objectifs (carrière, amour, argent…).

Le film possède néanmoins des fulgurances comiques liées à des situations désespérées. Mais en laissant de côté ces quelques (courts) instants, Lost Holiday ne dure qu’1H15 et paraît beaucoup plus long. L’histoire a du potentiel mais on croule littéralement sous le peu d’intérêt que l’on a pour les personnages.

Lost Holiday est une mauvaise comédie qui aurait pu profiter de sa mise en scène pour éclairer des personnages plus intéressants.

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