ACTU – Silence… Moteur… Réouverture !

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Il était temps ! Depuis lundi, la plupart des salles obscures françaises ont retrouvé leur public après 100 jours de fermeture. Un soulagement pour les cinéphiles comme pour les exploitants qui se réjouissent de l’engouement populaire qu’a généré ces réouvertures.

L’odeur de pop-corn sucré, la grande toile, les sièges rouges : la salle de cinéma avait manqué aux Français. Ce sentiment de manque fut réciproque pour une industrie fortement touchée par la crise liée au coronavirus. Certains spécialistes estiment un manque de plus de 60 millions d’entrées en France durant ces trois mois, soit une perte de 400 millions d’euros environ. L’attente fut longue et pénible mais tout est (quasiment) rentré dans l’ordre. Excepté le port du masque et la distanciation sociale avec 1 siège sur 2 de libre, les cinéphiles ont pu reprendre leur activité préférée dans d’excellentes conditions. Les exploitants ont misé sur une programmation aux petits oignons pour régaler ses fidèles. Entre reprises, nouveautés et grand succès de ces dernières années, le choix risquait d’être difficile entre plus d’une quarantaine de films à l’affiche partout en France. Après quelques jours, les spectateurs ont privilégié les productions du pays. La Bonne épouse et De Gaulle arrivent en tête du box-office. Le public est au rendez-vous, les producteurs sont soulagés.

Ce n’est pas encore ça partout…

À Nice, les trois Pathé ont, eux aussi, à nouveau accueillis leurs clients. Les « lève-tôt » peuvent se réjouir : pas une seule séance avant 16h et cela durant toute la semaine. Masque obligatoire dans le hall partiellement vide. L’engouement n’est donc pas véritablement général. Le choix de CinéVerse se porte sur Un fils, drame de Mehdi Barsaoui, sorti le 4 mars dernier. La distanciation sociale est plus que respectée dans une salle où seulement trois intéressés se bousculent. Surprenant. Les publicités d’avant-séance se répète sans cesse, certaines deux fois, d’autres trois. Difficile de ne pas être au courant qu’une rétrospective Nolan se déroule durant toute la semaine quand l’annonce est faite quatre fois. La projection quant à elle se déroule à merveille, les frissons reviennent. Le générique de fin se termine et une question se pose : par où sortir ? Aucune indication n’est affichée. Chacun se suit jusqu’à ce qu’une employée du cinéma invite les passionnés à sortir par une autre salle. Une fois ce labyrinthe passé, le client retrouve la ville et son brouhaha. Ce retour fut quelque peu laborieux mais peu importe : les cinémas sont ouverts !

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